À quel point la propriété intellectuelle la plus importante de l’entreprise est-elle réellement stockée de façon souveraine ? Une part considérable réside bien sûr dans la solution PLM/ALM — mais où, et sous quelle influence, se trouvent réellement ces données ?
L’article précédent portait sur la juridiction du fournisseur PLM/ALM comme cadre structurel. Aujourd’hui, je m’intéresse à l’influence du modèle d’exploitation choisi. Les modèles d’exploitation typiques sont les suivants :
Vendor-SaaS / Public Cloud
Le fournisseur exploite lui-même la solution (par exemple Windchill+ ou Teamcenter X), souvent sur la base d’un hyperscaler. Les mises à jour, les correctifs de sécurité et les modèles d’administration sont gérés de façon centralisée. La dépendance est, dans ce cas, la plus forte — la juridiction du fournisseur et, le cas échéant, celle de l’opérateur cloud utilisé se répercutent directement.
On-Premise
Installation et exploitation dans son propre centre de données, l’infrastructure étant ainsi sous son propre contrôle. Le fournisseur ne livre que le logiciel, les correctifs et les versions. Les dépendances sont ainsi réduites — et l’indépendance, avec certaines limites (voir plus bas), maximisée.
Managed Hosting / Private Cloud
Similaire à l’On-Prem, mais l’exploitation est assurée par un prestataire, souvent avec une chaîne de sous-traitants supplémentaire. D’autres juridictions entrent alors en jeu — tout à fait maîtrisables, selon qui est responsable de l’infrastructure et de l’exploitation.
L’On-Prem n’est pas un refuge automatique
N’oubliez pas le sujet du support. Même quand l’exploitation se fait en On-Prem ou en Private Cloud, certaines questions se posent :
- Qui peut accéder au système en tant qu’administrateur ?
- Depuis quel pays le support est-il assuré ?
- Qui déploie les correctifs et les versions ?
- Les correctifs et les versions sont-ils vérifiés contre une « charge utile indésirable » ?
L’On-Prem / Private Cloud n’est donc pas automatiquement le « refuge sûr ». Ce qui compte, c’est : qui exploite, qui assure la maintenance, qui vérifie, qui a accès — et sous quel cadre juridique ?
Ce n’est pas le modèle d’exploitation en soi qui rend une solution PLM/ALM souveraine, mais la réponse à quatre questions : qui exploite, qui assure la maintenance, qui vérifie les correctifs, et qui a accès en cas d’urgence ? L’On-Prem réduit les dépendances, mais ne garantit pas en soi la souveraineté.






